Un kangourou en miniature dans la campagne berrichonne ? Depuis quelques jours, une image fait le tour des conversations autour de Blancafort, dans le nord du Cher. Elle montrerait un wallaby en liberté, et personne ne sait encore d’où il sort.
Un wallaby aperçu près de Blancafort : ce que l’on sait de l’observation
L’information, relayée par la presse locale puis par les réseaux sociaux, fait état de l’apparition d’un animal ressemblant à un wallaby près de Blancafort, aux portes de la Sologne. À ce stade, il s’agit d’un signalement et non d’une présence officiellement établie. Ni la mairie ni la gendarmerie n’ont, à notre connaissance, confirmé la capture de l’animal ou identifié son propriétaire.
Portrait chiffré de L'Union
C’est la réponse courte à la question que tout le monde se pose : l’observation n’est pas authentifiée. Une photo ne suffit pas à trancher, surtout quand elle circule de téléphone en téléphone sans que son contexte soit toujours précisé. Il faudrait un second témoin, une nouvelle image ou une capture pour lever le doute.
La photo qui intrigue les habitants et ce qu’elle montre
Le cliché montre un animal dont la silhouette évoque celle d’un petit kangourou, dans un décor de campagne. Il n’en faut pas plus pour que les habitants s’interrogent, entre amusement et inquiétude. Beaucoup se demandent s’ils ne l’ont pas eux-mêmes croisé sans y prêter attention.
Le wallaby est un marsupial originaire d’Australie, proche cousin du kangourou mais bien plus petit. Selon l’espèce, il mesure entre 50 et 90 cm, avec de grandes pattes arrière, une queue épaisse et une posture souvent redressée. De loin, un lièvre dressé, un chevreuil ou même un grand chien peuvent donner le change, d’où la prudence de rigueur avec les images partagées sur les réseaux sociaux.
D’où pourrait venir ce wallaby ? Les hypothèses

Aucune origine n’est confirmée. Deux pistes reviennent logiquement. La première est l’évasion d’un parc animalier ou d’un élevage privé de la région. La seconde est celle d’un animal de compagnie exotique échappé de chez un particulier.
Ce ne serait pas une première en France. Des wallabies de Bennett vivent déjà en semi-liberté en forêt de Rambouillet, après des fuites d’enclos il y a plusieurs décennies. L’espèce supporte bien les hivers tempérés, ce qui rend l’hypothèse d’un animal échappé plausible, sans pour autant prouver quoi que ce soit dans le cas de Blancafort.
Posséder un wallaby : ce que prévoit la loi
Le wallaby est une espèce non indigène, donc non domestique. Sa détention est encadrée : selon l’espèce et le nombre d’animaux, elle exige un certificat de capacité et une autorisation préfectorale, ainsi que des installations conformes. Un animal qui s’échappe reste sous la responsabilité de son propriétaire, qui doit le déclarer et répondre des dégâts éventuels.
Wallaby en liberté dans le Cher : les bons réflexes
Si vous pensez apercevoir l’animal, la règle de base est de garder vos distances, et de savoir quand observer un hérisson en journée avant d’alerter quelqu’un. Un wallaby effrayé peut fuir en bondissant sur la route ou, s’il se sent acculé, donner des coups de pattes et griffer. Mieux vaut ne pas tenter de l’attraper ni de le nourrir.
Voici les gestes à adopter :
- Observer de loin, calmement, et rentrer vos chiens.
- Noter l’heure et le lieu précis, et prendre une photo ou une vidéo sans vous approcher.
- Prévenir la mairie de Blancafort ou la gendarmerie, qui peuvent alerter les services compétents.
- Ralentir si l’animal se trouve près d’une route, surtout à la tombée de la nuit.
Chaque signalement précis aide à retrouver l’animal, et peut-être son propriétaire, un principe valable pour comment signaler une espèce jamais recensée. Un wallaby livré à lui-même risque en effet l’accident de la route, le froid ou le stress, et il n’a pas sa place dans la faune sauvage locale.
Et maintenant ?
Dans le Berry, la curiosité l’emporte pour l’instant sur la peur : on n’a signalé aucun incident. Si l’animal existe bel et bien, son retour auprès d’un éleveur, d’un parc ou d’un particulier mettrait fin au mystère. En attendant, le plus sage est de rester prudent avec les photos qui circulent et de s’en tenir aux informations confirmées par les autorités locales.





