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Quand et comment planter des pommes de terre au jardin ?

Alice
Alice
octobre 8, 2026 5 min
Mains enterrant tubercules bruns dans sillon terre noire

Planter des pommes de terre reste l’une des cultures les plus gratifiantes du potager, à condition de respecter quelques règles simples. Le choix de la date, la préparation du sol et la méthode de mise en terre déterminent en grande partie la quantité et la qualité des tubercules récoltés en fin de saison.

Quand planter les pommes de terre ?

La plantation démarre généralement entre mars et avril pour les variétés précoces, dès que le sol atteint 10 à 12°C et se réchauffe durablement. Dans les régions plus fraîches, mieux vaut attendre la fin des Saints de glace pour protéger ses cultures, autour du 15 mai, pour éviter tout risque de gel tardif sur les jeunes pousses. Les variétés tardives, elles, peuvent être installées jusqu’en juin, ce qui laisse le temps de préparer correctement le terrain.

Un gel léger sur les feuilles n’est pas toujours fatal, mais il ralentit la croissance et fragilise la plante. C’est pour cette raison que beaucoup de jardiniers préfèrent patienter plutôt que de se précipiter dès les premiers beaux jours.

Préparer le sol pour la plantation

La pomme de terre apprécie un sol meuble, drainé et légèrement acide. Un bêchage ou un passage de grelinette sur 20 à 25 centimètres permet d’ameublir la terre en profondeur, ce qui facilite le développement des tubercules. Il est conseillé d’incorporer un amendement organique bien décomposé, comme du compost fait maison étape par étape ou du fumier ancien, plusieurs semaines avant la plantation.

Évitez les apports de fumier frais au moment de planter, car ils favorisent le développement de maladies et donnent des tubercules déformés. La rotation des cultures joue également un rôle important : ne replantez pas de pommes de terre au même endroit avant trois ou quatre ans, pour limiter les risques de mildiou et l’accumulation de parasites dans le sol.

Préparer les plants de pomme de terre

Tubercules de pomme de terre avec germes courts sous lumière naturelle

Deux à trois semaines avant la plantation, les plants doivent passer par une phase de germination à la lumière, dans un endroit frais et aéré. Cette étape, appelée chitting, permet d’obtenir des germes courts et trapus qui accélèrent la levée une fois en terre. Les tubercules trop germés à l’ombre, avec de longs filaments blancs et fragiles, donnent des plants moins vigoureux.

Pour les gros plants, il est possible de les couper en deux ou trois morceaux, en veillant à ce que chaque fragment conserve au moins un œil bien développé. Laissez sécher les sections à l’air libre pendant 24 heures avant la mise en terre, cela limite les risques de pourriture.

Type de variétéPériode de plantationRécolte
Variétés précocesMars à avrilJuin à juillet, pommes de terre nouvelles
Variétés de saisonAvril à maiAoût
Variétés tardivesMai à juinSeptembre à octobre, pommes de terre de conservation

Planter les pommes de terre : les 3 méthodes

Le choix de la méthode dépend surtout du type de sol disponible et du temps que l’on souhaite consacrer à l’entretien. Les trois techniques suivantes donnent toutes de bons résultats lorsqu’elles sont bien menées.

Plantation en sillons

C’est la méthode la plus répandue. On creuse des sillons de 10 à 15 centimètres de profondeur, espacés de 60 à 70 centimètres. Les plants sont posés germes vers le haut, avec un espacement de 30 à 40 centimètres entre chaque tubercule, puis recouverts de terre. Cette profondeur de plantation protège les jeunes pousses du gel tout en facilitant le buttage à venir.

Plantation sur butte

Sur les terrains lourds ou humides, la plantation sur butte évite l’excès d’eau autour des tubercules. On forme des monticules de terre où les plants sont enfoncés, ce qui améliore le drainage et réchauffe plus vite le sol au printemps. Cette technique convient bien aux jardins argileux.

Plantation sous paille

Il suffit de poser les plants germés directement sur un sol ameubli, puis de les recouvrir d’une épaisse couche de paille. Cette méthode limite les arrosages, réduit le désherbage et facilite grandement la récolte, puisqu’il suffit de soulever la paille pour ramasser les tubercules propres. Elle demande néanmoins une quantité de paille assez importante.

Entretien après la plantation

Le buttage constitue l’opération d’entretien la plus importante. Il consiste à ramener la terre autour des tiges lorsque celles-ci atteignent 15 à 20 centimètres, puis à renouveler l’opération deux ou trois fois au cours de la saison. Cette pratique protège les jeunes tubercules de la lumière, qui les rendrait verts et toxiques, tout en favorisant l’enracinement.

L’arrosage doit rester régulier sans excès, surtout pendant la floraison, période clé pour la formation des tubercules. Les associations de cultures avec des haricots, des choux ou du lin aident à limiter certains ravageurs et à occuper l’espace entre les rangs.

Le doryphore et le mildiou, deux menaces à surveiller

Le doryphore ronge les feuilles et peut décimer un rang en quelques jours : inspectez le dessous des feuilles régulièrement. Le mildiou, favorisé par l’humidité, se reconnaît à des taches brunes qui noircissent rapidement. Un bon espacement entre les plants et un feuillage aéré limitent ces deux risques.

Récolter et conserver les pommes de terre

Mains récoltant pommes de terre brunes dans terre humide

Les variétés précoces se récoltent dès que les fleurs apparaissent, pour profiter de pommes de terre nouvelles à la peau fine. Les variétés tardives attendent que le feuillage jaunisse et sèche complètement, signe que les tubercules ont fini de grossir et se conservent mieux.

Après la récolte, laissez les pommes de terre de conservation ressuyer quelques heures à l’ombre avant de les stocker dans un endroit sombre, frais et sec. Une cave ou un local aéré autour de 8°C permet de les garder plusieurs mois sans qu’elles ne germent trop tôt.

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Alice

Rédactrice en chef
Auteur en charge des contenus jardiniers chez Chemins de la Biodiversité. Spécialisée dans l'analyse des pratiques de potager biologique et l'accueil de la faune auxiliaire. Privilégie l'approche par l'observation directe et l'expérimentation terrain.

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